Dimanche 4 mars 2007

Appel pour le pluralisme démocratique


L'élection présidentielle est l'occasion du débat majeur de notre vie démocratique.

Aujourd'hui, les représentants de nombreux courants d'idées, électoralement ou politiquement significatifs, risquent de ne pas obtenir les 500 parrainages nécessaires à la validation de leur candidature.

Si tel était le cas, une part non négligeable des idées des Français ne serait pas représentée et le débat démocratique serait tronqué.

La démocratie a besoin de s'enrichir des idées et de la participation de tous. Il n'est pas logique que des élus, pour une part responsables de la situation actuelle du pays, puissent interdire à leurs adversaires de se présenter et de proposer de nouvelles solutions.

Dans cette attente, nous appelons les élus à soutenir un candidat dont ils pensent que la présence à l'élection présidentielle contribuerait positivement au débat d'idées.

Citoyens, refusez le déni de démocratie ! Signez cet appel pour inciter les élus à soutenir les candidatures de tous les courants politiques du pays. Le 22 avril prochain, lors du premier tour de la présidentielle, toutes les idées doivent se rencontrer.


Par CAP21 Démocratie Participative - Publié dans : Communiqués CAP21
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Mardi 27 février 2007

Alors que les droits des citoyens sont régulièrement et massivement bafoués (prix excessifs dans la téléphonie mobile, prélèvements de frais bancaires indus, défaillances des fournisseurs d'accès à Internet, produits défectueux, pollution de sites, etc.) et qu'aucune procédure existante ne permet d'obtenir une indemnisation de l'ensemble des victimes concernées, il est devenu indispensable d'introduire en France une véritable action de groupe.

En effet, seule cette procédure permettrait à une association ou un groupe de particuliers d'agir pour le compte de toutes les victimes sans qu'elles aient à se manifester (option d'exclusion) et ainsi d'obtenir en un seul procès la réparation de tous les préjudices.

Les exemples étrangers, notamment québécois et portugais, démontrent que la mise en place d'une telle procédure permet de garantir le droit à réparation des citoyens sans engendrer les dérives du système américain ni de risques économiques pour les entreprises.

Le caractère dissuasif d'une véritable action de groupe permettra en outre de limiter les violations massives des droits des citoyens et restaurera du même coup la confiance des consommateurs dans leur économie et la consommation, et plus généralement celle des citoyens dans leur justice.

Par CAP21 Démocratie Participative - Publié dans : Class Actions
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Mercredi 21 février 2007

Copie du courrier que Corinne Lepage adresse à la présidente d’anticor.
____________________
Madame la Présidente,

Vous avez bien voulu m’interroger sur les 13 propositions que vous formulez pour une révolution éthique.

C’est bien volontiers que je viens vous répondre pour vous dire que vos propositions font quasiment toutes déjà l’objet de dispositions dans mon programme.

I/ Prévenir

Le mandat unique est inscrit en toutes lettres dans mon projet de Constitution pour une VIème République.

Je propose un mandat unique dans l’espace et deux mandats successifs maximum dans le temps hormis pour le mandat de Président de la République qui devrait être unique.

2/ Je partage tout à fait votre souhait d’une formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de gestion.

La passation des marchés publics obéit à des règles extrêmement minutieuses ce qui n’empêche évidemment pas des pratiques tout à fait inacceptables.

Pour éviter que les élus n’en soient les victimes, il est absolument indispensable qu’une formation puisse être assurée.

3/ La nécessité d’un véritable pouvoir judiciaire est une évidence.

Dans mon projet de Constitution pour une VIème République, je propose un pouvoir judiciaire composé de l’ensemble des juridictions de l’ordre judiciaire, administratif et financier, la création d’une Cour Suprême regroupant la Cour de Cassation et les formations contentieuses du Conseil d’Etat.

Je propose que les magistrats du Parquet soient soumis au pouvoir hiérarchique d’un Procureur de la Nation, élu par les 3/5ème de l’Assemblée Nationale et du Sénat sur proposition du Garde des Sceaux, que le Conseil Supérieur de la Justice qui remplacerait le Conseil Supérieur de la Magistrature soit déconnecté de tout lien avec l’exécutif. Il serait élu pour partie par les magistrats et pour une partie majoritaire par les 3/5ème de l’Assemblée Nationale et du Sénat sur propositions d’un certain nombre de personnalités (Président de la République, Conseil de la Société Civile).

C’est au Conseil Supérieur de la Justice que reviendraient les décisions concernant le déroulement de carrière des magistrats du siège de l’ordre judiciaire, administratif et financier cependant que la nomination des chefs de Cours serait subordonnée à un vote à la majorité simple des membres du Parlement.

4/ S’agissant du droit d’alerte (withblowing) j’y suis tout à fait favorable tant du reste en ce qui concerne les questions de malversations financières qu’en ce qui concerne la connaissance par des salariés d’études ou des faits liés à des produits ou des technologies susceptibles d’avoir un impact important sur la santé ou l’environnement.

5/ Je suis favorable à un véritable contre pouvoir citoyen qui pourrait s’exercer, d’une part, par une large extension du référendum, d’autre part, par la transformation du Conseil Economique et Social en conseil de la société civile, élu par les différents organes socio-professionnels et associatifs dont une des tâches serait d’assurer les débats de société et la contre expertise.

Au niveau local, les outils de démocratie participative devraient également être mis en place. Je propos de séparer les fonctions exécutives et délibératives dans les collectivités territoriales. Par ailleurs, les modalités de la concertation et des enquêtes publiques devraient être revues pour assurer un vrai débat.

6/ S’agissant du lobbying, la grande difficulté vient de ce qu’effectivement cette activité n’est pas réglementée en France comme si l’activité n’existait pas.

Il est donc impératif de mettre en place une véritable réglementation exigeant en particulier une transparence dans les contacts qui sont pris et un encadrement dans le temps des activités de lobbying, comme à Bruxelles.

De plus, le financement de colloques parlementaires par des sponsors ayant évidemment intérêt au contenu intellectuel de ces colloques et ayant pour contre partie leur intervention directe à la tribune devrait être réglementé.

7/ Le pouvoir des Chambres Régionales des Comptes a été réduit en 2001.

Il convient de le renforcer, d’élargir la saisine des Chambres Régionales des Comptes aux contribuables et de permettre aux Chambres de contrôler non seulement la comptabilité mais également les décisions de gestion.

8/ S’agissant de la lutte contre les paradis fiscaux bancaires et judiciaires, les moyens pour y mettre un terme ont été très clairement décrits par les magistrats de l’Appel de Genève.

Ce sont ces propositions qui devraient être reprises et qui pourraient aller effectivement jusqu’à un blocage des comptes.

9/ S’agissant du renforcement de la transparence sur les déclarations de patrimoine et de revenus des élus et des candidats, le système aujourd’hui ne permet pas de rendre public ces déclarations de patrimoine hormis dans le cadre de la campagne présidentielle et encore parce que les candidats ont accepté de se prêter à ce jeu.

La transparence sur ce sujet devrait être assurée de même que sur les revenus.

10/ Enfin, s’agissant des prix et revenus tirés de l’exploitation et de la gestion de l’énergie et des ressources naturelles, le système est à revoir en totalité.

Qu’il s’agisse de l’eau ou des déchets, du pétrole ou du gaz, des ouvrages entiers ont été consacrés à la question des irrégularités, des trafics d’influence voire des mécanismes de corruption.

L’application du principe « déclare ce que tu paies » devrait permettre d’éviter le paiement de commissions qui viennent bien entendu renchérir les coûts.

S’agissant des contrats de délégation de service public, si une amélioration a été apportée par la présentation d’un bilan annuel, l’absence de publicité réelle autour de ce bilan et surtout de moyens de contrôle donnés aux collectivités territoriales et a fortiori aux citoyens est patente.

De plus, devrait être totalement proscrites toutes clauses de contrat conduisant à garantir aux délégataires un achat minimum par les contribuables ou une fourniture minimale de déchets qui sont incompatibles avec les objectifs de réduction massive de nos émissions de gaz à effet de serre et de nos consommations de ressources dans les années qui viennent.

II/ Punir

11/ Je suis tout à fait favorable à une inéligibilité des élus condamnés pour délit financier.

Dans le projet de Constitution j’ai proposé un délai de 10 ans car l’inéligibilité à vie m’apparaissait poser des problèmes de nature constitutionnelle.

S’il n’en était pas ainsi je serais d’accord pour l’inéligibilité définitive.

12/ S’agissant de la suppression de l’amnistie des délits financiers, j’y suis tout à fait favorable.

13/ Enfin, pour les marchés publics, si je suis tout à fait favorable au principe, je me pose la question de la situation des salariés qui sont étrangers à des pratiques de pots de vin.

Dès lors, si la suspension du marché risque de conduire à des solutions de chômage technique, peut être pourrait-on s’engager à exclure du droit de concourir pour des marchés publics des entreprises de ce type.

Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma considération distinguée.

Corinne LEPAGE

Par CAP21 Démocratie Participative - Publié dans : Corinne LEPAGE
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Mercredi 14 février 2007
Dans un communiqué publié le 21 septembre dernier, CAP 21, parti écologiste présidé par Corinne Lepage révélait que le gouvernement s’apprêtait à prendre un décret pour transcrire la directive européenne sur les OGM en substitution du projet de loi actuellement soumis à l’examen des parlementaires.

Ce projet, voté en première lecture faisait l’objet d’un âpre débat puisqu’il refusait en l’état les études sur la santé, la publicité des lieux de cultures et la consultation du public, méconnaissant la directive européenne et la jurisprudence récente du Conseil d’Etat.

Après de multiples tergiversations sur l’importance des dispositions prises par décret, les déclarations de François Goulard à l’Assemblée Nationale selon lesquelles la directive serait transposée entièrement par voie de décret est purement scandaleuse.

Pour Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21, les parlementaires se retrouvent ainsi privés d’un débat qui relève de leur compétence et de leur responsabilité au regard des enjeux que posent à la société française l’expérimentation, la commercialisation et la dissémination des OGM.

La menace de pénalités de la Cour Européenne de Justice pour non transposition du droit communautaire dans les délais conduit ainsi l’Etat à museler l’expression démocratique sur un dossier sensible et à passer en force.

Dans quelle démocratie vivons-nous pour priver les citoyens et les parlementaires d’un débat sur une telle question ?

Par Eric Delhaye
Porte-parole de CAP 21
Directeur Adjoint de la campagne présidentielle de Corinne Lepage
Par CAP21 Démocratie Participative - Publié dans : Communiqués CAP21
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Mercredi 7 février 2007

Si Corinne LEPAGE, présidente de CAP 21 et candidate à l’élection présidentielle tient à rappeler son attachement au respect de la loi et ne partage pas les modes d’action qui s’en affranchissent, elle tient à manifester sa désapprobation la plus ferme sur une démocratie qui fonctionne sur le mode « 2 poids, 2 mesures ».

Comment peut-on en effet accepter que le Ministre de l’Agriculture continue de donner des autorisations d’expérimentation en plein champ alors que des décisions de justice ont reconnu le caractère illégal des procédures préalables en matière d’information et de participation du public et dans le même temps voir des faucheurs d’OGM condamnés à des peines de prison ferme ?

Lorsque les expertises sanitaires relatives aux OGM auront enfin pu être conduites de manière indépendante et rendues publiques, l’Histoire jugera alors des responsabilités réelles des uns et des autres.

Par Eric Delhaye
Porte-parole de CAP 21
Directeur Adjoint de la campagne présidentielle

Par CAP21 Démocratie Participative - Publié dans : Communiqués CAP21
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